[Projet de Roman] Titre indéfini, par Serval

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[Projet de Roman] Titre indéfini, par Serval

Message  Serval le Jeu 15 Nov - 21:19

J'avais quatre ans. La main chaude de mon père me rassurait. Nous marchions dans la brise matinale, le lointain bruit de la rivière résonnant à nos oreilles. Je sentais mon cœur battre fort, très fort, dans ma poitrine, tel un cheval au galop. Avec mon nez rosit par le froid je demandai:

«-Papa, papa! Alors je vais à la vraie école?
-Oui, mais il faudra être sage n'est-ce pas?
-Et là-bas, je pourrais jouer avec le grand toboggan rouge! Anne elle m'a dit!
-Aimé, tu me fatigue, marche et ne répètes pas ce que te dit ta grande sœur.»

Je lui lâchais le bras, et m'éloignai, sautant de feuille morte en feuille morte. Le portail vert flamboyant contrastait étrangement avec le ciel maussade. Je tournai la poigné et rentrai dans la cour. Quelque enfant et une mère venaient de rentrer dans l'établissement. Au fond de la cour, une aire de jeux se dressait, mais je ne me risquais pas à y aller, de peur de me faire sèchement réprimander. Des platanes longeaient les courts remparts de l'école, tels des protecteurs. Mon père me rattrapa et me tendit sa main -que je pris tout de suite- et nous traversâmes la cour jusqu'à la porte principale. Arrivé près du seuil, il s'essuya les pieds sur le paillasson (ce dont je ne voyais pas l'utilité) et me fis rentrer dans l'enceinte du bâtiment. Une agréable tiédeur m'envahit, m'installant dans un sensation de bien-être. Un agréable brouhaha résonnait à travers une porte. Je m'avançai et l'ouvris. Je vis une grande salle. Apparemment, chaque institutrice avait prit en charge les différentes sections.

«Papa, c'est là, dis-je»

Il hocha la tête et nous entrâmes dans la salle. Du matériel de sport était tassé sur un pan du mur et des bancs étaient rangés en ordre dans la vaste pièce. Mon père se dirigea vers un panneau d'affichage afin de se renseigner, me laissant éberlué devant la scène. Je restais bouche bée quelques secondes avant d'apercevoir un autre garçon au mèches brunes, les cheveux décoiffés, revêtit d'une polaire et munit d'un petit sac transparent. Il se tenait à côté de sa mère, une grande femme joufflue, aux yeux d'un bleu océan. Je m'approchais de lui et lui tapotai discrètement l'épaule. Il retourna lentement la tête et me dévisagea d'une façon pensive. Son regard candide m'impressionna. Je lui proposais tacitement de nous asseoir sur un banc proche. Ne me comprenant pas, il me regarda comme si j'étais le Tigre dans le Livre de la jungle (je l'avais vu à la télévision en compagnie de ma grande sœur). Je lui imitais mon intention et il comprit enfin. Lorsque nous fûmes assis, j'engageai la conversation :

«- C'est quoi ton nom? murmurai-je
-A'mand, me répondit-il
-Quoi? fis-je étonné
-A'mand, répéta-t-il, entêté
-Mais ça existe pas «A'mand», c'est pas un nom!
-Ma maman, elle a dit que si y'a des méchants pe'sonnes qui se moquent de moi, je dois 'ien di'e! vociféra-t-il
-Pardon, je savais pas, dis-je d'une voix rapide
-Pas g'ave. Et toi c'est quoi ton nom?
-Aimé.
-Je sais pas que ça existait.»

Mon père m'appela. Je saluai Armand et rejoignis mon père qui était à présent hors de la salle. Il suivait un groupe qui montait un escalier, suivant une institutrice. Les murs étaient d'une couleur jaune pâle atroce et de la peinture s'écaillait par endroit. Au palier, la maîtresse prit la parole:

«-Dès demain, vous pourrez laisser vos enfants dans la cour. Je vais maintenant prendre en charge les petits, dit-elle d'une voix enjouée.»

Après que les parents eurent embrassé leur enfant, ils partirent et les marmots suivirent la maîtresse. Elle s’engagea dans un couloir, sortit un trousseau de clefs de sa poche et ouvrit la porte de ce qui devait être la salle de classe. Elle encouragea les élèves à rentrer. Peu rassurés, ils s’avancèrent à l’intérieur. La pièce était très grande, tapissée de rose vif, des posters étaient affichés aux murs (représentant des couvertures de magazines pour enfants). L’enseignante invita les élèves à aller s’asseoir dans un coin rempli d’albums. Des petits canapés en mousses étaient épars dans l’espace. Tout les élèves se ruèrent dessus et je dus malheureusement me contenter de la moquette bleue. L’institutrice arriva, prit une chaise et s’installa.

« Bonjour les enfants, je m’appelle Nadia et je suis votre maîtresse ! prononça-t-elle en mettant fin au bruit des conversations. »



Voilà pour le chapitre 1, la suite très prochainement ^^
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Re: [Projet de Roman] Titre indéfini, par Serval

Message  Minette85 le Mer 28 Nov - 15:52

C'est très mignon ! J'aime beaucoup malgré le manque d'action Smile

Par contre je trouve que les enfants parlent un peu trop "adulte", ça fait pas naturel !

Des petites erreurs de conjugaison entre passé simple et imparfait et terminaisons de participe passé.
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